Partenaires ERM

Home / Partenaires ERM

Partenariat et prospective… les clefs de réussite pour une école de santé en plein désert

panneau site erm

 

Parler de la création de l’école d’infirmiers, c’est se replonger dans le contexte politique des années 91-92. Septembre 1991, le cessez le feu avec le Maroc est signé. Le peuple sahraoui, réfugié dans la Hamada de Tindouf en Algérie, explose de joie. Toute la nuit, les youyous des femmes résonnent dans les willayas, se répondent d’une daïra à une autre.

Le référendum d’autodétermination au Sahara Occidental est prévu en février 1992. L’UNHCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) planifie le rapatriement de la population par voie terrestre, les ONG s’organisent pour accompagner la traversée du désert de 200 000 personnes de Tindouf vers le Sahara Occidental. Institutions, hôpitaux, dispensaires, écoles, c’est tout un peuple qui prépare son déménagement, qui fait ses bagages pour renter au PAYS.

Février 1992, le référendum est reporté sans fixer de date dans le temps. Le choc est rude. Le Front Polisario va profiter de ce temps imposé pour conforter ses institutions et la viabilité de son Etat indépendant. Près de l’hôpital national de Smara, des auxiliaires de santé essaient de se former dans une école auprès des médecins ou infirmiers sahraouis qui rentrent de Cuba. L’école d’infirmiers est créée en plein désert mais manque de tout, matériel, programme pédagogique…

Enfants Réfugiés du Monde, suite à la mission exploratrice du Dr Mireille Szatan en juillet 1986, est au côté des femmes qui travaillent dans les campements alors que les hommes sont encore au front. L’équipe d’ERM Pdl organise des crèches à l’école des femmes du « 27 février » et dans les daïras, elle forme le personnel. Seule ONG française présente à cette époque dans les campements, ERM Pdl gagne petit à petit la confiance des autorités et du Croissant Rouge. Malnutrition infantile, santé materno-infantile sont au cœur des préoccupations des Sahraouis et de notre association.

En octobre 1993, Mahfoud Ali Beiba, combattant de la première heure, ancien premier ministre est nommé ministre de la Santé. A cette époque, une mission de formation en pédiatrie de 15 jours à l’école d’infirmiers est organisée par Médecins du Monde France. Ma première rencontre avec Mahfoud Ali Beiba se fera à ce moment-là, à l’école d’infirmiers, dans un contexte tendu. Sa défiance vis à vis des ONG et son discours m’impressionnent. Le ministre, qui vient de prendre ses fonctions depuis quelques jours, souhaite faire le tour des dispensaires des willayas et me demande de l’accompagner pour l’aider à poser son diagnostic sur la situation sanitaire des campements. Le ministre constate que le suivi régulier des femmes enceintes et des enfants en bas âge, dans les dispensaires, est préoccupant, il n’est pas à la hauteur de leur politique sanitaire. Seul le programme des vaccinations est correctement maîtrisé car s’inscrivant dans une opération nationale organisée par le ministère. Le manque de formation des infirmiers revient sans cesse comme un frein à la performance du système de santé.

A partir de ce bilan, le ministre de la santé va accélérer les choses : son idée, fédérer quelques ONG européennes de confiance pour qu’elles déposent un dossier commun auprès de la Commission européenne pour équiper l’école d’infirmiers et structurer un cursus de 3 ans de formation qui débouchera sur un diplôme de la RASD.

L’enjeu est de taille, son diagnostic est pertinent si la RASD veut se projeter dans l’avenir et préparer son indépendance. D’après lui, ERM Pdl qui a l’expérience de terrain, qui mène des missions régulières s’inscrivant dans la durée, doit être le pilote de ce projet. L’essentiel des missions dans le monde de l’association ERM Pdl est surtout centré sur les problèmes psycho-sociaux des enfants réfugiés ou déplacés. Les programmes Sahraouis sont déjà à la marge de ses orientations. Comment faire valider ce nouvel axe sanitaire au conseil d’administration de l’association ? Quels partenaires européens doit-on convaincre de s’associer à ERM dans ce défi ?

Le Conseil d’Administration de l’association finira par donner son aval et Medico International Allemagne, le MCCP Suisse, Oxfam Belgique répondront présents, le UNHCR soutiendra le projet. Le dossier avec son budget en Ecus sera proposé à l’Union Européenne qui y répondra favorablement. Fruit de rencontres et de ténacité, l’aventure de l’école d’infirmiers commence enfin (article rédigé par Carole NARBEY).

Merci à tous nos partenaires engagés à nos côtés :

logoreze-accueil Mairie de Rezé
Place Jean-Baptiste Daviais
BP 159
44403 REZE Cedex
http://www.reze.fr/

Soutien politique au Sahara occidental  Partenaire pour l’accueil des enfants. Soutien à ERM PDL
  ARPEJ
116 rue de la Classerie
http://www.arpej-reze.asso.fr/

Accueil des enfants réfugiés en centre de loisirs
latl Conseil général – Loire-Atlantique
3 Quai Ceineray
44000 NANTES
www.loire-atlantique.fr
Soutien financier de l’Ecole de santé
spf Secours Populaire Français
163 Rue Paul Bellamy
44000 NANTES
http://www.secourspopulaire.frSoutien accueil des enfants
unhcr-logo Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
Case Postale 2500CH-1211
Genève 2 DépôtSuisse
http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/home
Financement de l’Ecole de santé dans les campements
platf Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental
6 terrasse du Parc N°2
75019 PARIS
plateformeSO@gmail.com
Regroupement  d’associations et organismes solidaires du Sahara occidental. Coordination de l’accueil national des enfants, information et organisation d’actions de soutien politique
manuchao Fondation MANU CHAO
Programme de partenariat et d’aide matériel pour les centres d’accueils d’handicapés dans les campements
Association des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique
356 rue de Vaugirard
75015 PARIS
Association « historique » de soutien à la cause sahraouie regroupant des organismes et associations solidaires
Centre de ressources sur l’histoire et la situation géopolitique du Sahara occidental

 

Facebook
Facebook
Instagram