Billet du mois

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Quelles avancées concernant le conflit du Sahara Occidental ?

Les 19 et 20 octobre 2018 s’est tenu à Gonfreville l’Orcher (76) une conférence internationale consacrée à la souveraineté du Front Polisario sur les ressources naturelles du Sahara Occidental occupé et à l’application du Droit International.

Depuis 2016, les avancées juridiques sur la question des ressources naturelles exploitées par les pays européens au Sahara Occidental au profit financier du Maroc sont manifestes. La Cour de Justice de l’Union Européenne confirme que l’accord de pêche UE-Maroc est illégal puisque le Sahara Occidental est un territoire distinct et séparé. Cependant la Commission Européenne tente de contourner  les conclusions de la Cour de Justice : l’enjeu est de taille, par exemple l’accord sur la pêche concerne à 91,5% des eaux territoriales du Sahara Occidental.
Cette année, les avocats du Front Polisario représentant du peuple sahraoui, dont Gilles Devers avocat français, ont porté plainte contre plusieurs entreprises françaises. Ces dernières sont implantées illégalement dans les territoires occupés, par leurs activités commerciales elles se rendent complices de la puissance occupante. Les plaintes sont déposées auprés du procureur de Paris  pour “crimes de colonisation”. Ces procédures portent leurs fruits, en effet, sur les 7 pays qui importaient du phosphate du Sahara Occidental, seule la Nouvelle Zélande continue d’importer actuellement ce minerai.
Les 5 et 6 décembre 2018, à Genéve, les négociations ont repris entre le Front Polisario et le Maroc sous l’impulsion de Horst Kohler, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU. Les dernières négociations datent de 2012. L’Union Européenne et l’Union Africaine , entre autres, ont remis ce conflit au devant de la scène internationale.
Aujourd’hui nous percevons une dynamique réelle, relayée par les médias, qui laisse présager une avancée à différents niveaux : juridique en termes de Droit International et de Droits Humains, mais aussi politique.

ERM, par sa présence et son action auprès de la population sahraouie réfugiée est attentive à toute évolution du conflit.

Aprés 43 ans d’exil, l’action humanitaire n’est pas dissociable d’un engagement politique solidaire avec le peuple sahraoui.

Françoise Bulteau, Vice-Présidente
Décembre 2018

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